Une tournure victorienne Steampunk pour le GN The Clock

  • isodmin 

Une tournure Victorienne Steampunk pour le GN The Clock

GN The Clock organisé par les P’tits croustillant.

« Tous les membres de la haute société de Londres sont conviés à notre 6ème concours scientifique »

Voilà la bonne occasion pour enfin faire une tournure victorienne de 1885 - 1887 et accessoirisée par des touches de steampunk pour coller au thème.

J’ai utilisé des patrons historiques de Truly Victorian ou du livre The Victorian dressmaker de Prior Attire.

Avant de commencer par la robe en elle-même, il faut déjà «construire les fondations»

- une chemise

- un corset

- une queue d’écrevisse qui donne le bombé du derrière, typique de cette époque

- un jupon pour le volume

La chemise est un élément obligatoire pour tout costume historique. En effet, les corsets n’étaient jamais portés directement contre la peau, afin d’éviter les brûlures et cicatrices. La chemise préserve donc la peau du corset et inversement, car il est bien plus facile de laver une chemise de la transpiration que de laver le corset, qui pouvait être cousu dans de belles étoffes de soie.

Pour le coup, je triche un peu, puisque j’utilise une chemise longue en coton qui appartenait à mon arrière-grand-mère (couturière de profession d’ailleurs).

Puisqu’il est question d’un GN de deux jours, où il faudra bouger, se baisser, même si ce n’est pas un GN avec des combats, je voulais être quand même à l’aise avec le corset. C’est pourquoi il n’était pas question de sortir le corset avec une réduction de taille guêpe de moins de 10 cm du tour de taille naturel! Celui là réduit ma taille entre 1 à 3 cm selon comment je le serre.



La fameuse « que d’écrevisse » tient son nom de sa forme, ou « bustle » en anglais. Elle a remplacé la crinoline (qui apportait l’ampleur des robes des princesses Disney) et permet de donner la forme arrière de la robe. C’est une structure essentielle de la robe, au même titre que le corset.

J’appréhendais un peu la réalisation de cette chose qui tient avec des baleines en acier, mais au final, elle a été cousue en une après-midi. La structure n’est pas entièrement rigide, on peut donc très facilement s’assoir, puisqu’elle se plie comme un accordéon.



Le tissu en coton et la dentelle du jupon on été offerts par ma tante. Je pense qu’il s’agissait de vieux draps comme quoi. Il me reste encore pas mal de tissu que j’utiliserai pour faire la doublure du corsage. Le jupon essentiel, permet de de protéger la jupe cousu dans le beau tissu et évite que l’on ne voit les marques des baleines de la queue d’écrevisse, si la jupe est fine. Il pouvait être cousu dans un tissu chaud comme de la laine pour l’hiver.



Voilà pour les sous vêtements et les fondations de la robe.

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Ensuite, on va pouvoir attaquer la jupe, la surjupe et le corsage.

J’ai choisi un tissu rayé noir et kaki qui fait déjà très steampunk à mon goût, même si les tissus rayés étaient déjà en vogue à l’époque.

A suivre donc... ;)